Tu peux être parent et ambitieux dans ta carrière, voici comment, avec Lucille Wattraint de Juners – Biz & Bibs

Parentalité & carrière : faut-il vraiment choisir ? Dans cet épisode, je reçois Lucille Wattraint Bader, fondatrice de Juners, qui accompagne les entreprises dans leurs politiques de parentalité et de diversité. Ensemble, on a décidé de passer à l’action en créant Parent’Up, le 1er événement qui place l’ambition professionnelle des parents au cœur des discussions – qu’ils soient salariés, managers, RH ou entrepreneurs. Dans cet épisode on explique la genèse de cet événement, né d’une mission commune et d’une envie de soutenir la carrière des parents sous toutes les formes. On parle à regards croisés de l’ambition professionnelle quand on est parent, comment on peut la poursuivre entrepreneur et salarié. Quels sont les freins qui nous bloquent, les solutions à imaginer. Mais surtout, pourquoi et comment on a créé Parent’Up le 1er événement dédié à l’ambition et la carrière des parents. Une journée complète de talks ultra inspirants, avec des speakers aussi cools que Mustela, People&Baby, Les Louves, des invités que vous avez entendu ici et aussi des ateliers pour bosser sur votre audace, votre paternité, votre réonboarding après un congés mat.  Aller je n’en dis pas plus, et reste bien jusqu’à la fin de cet épisode pour tout connaître de Parent’Up ! Pour l’écouter c’est par ici : LIEN

« Quand l’entreprise maltraite les parents, ce sont les enfants qui trinquent »- Cadre et Dirigeant

J’échange par téléphone avec une amie, accessoirement maman, qui me raconte son épuisement professionnel – journées de travail à rallonge, connexions nocturnes après le tunnel du soir, réunions trop tôt, ou trop tard. L’entreprise qui l’emploie, pourtant engagée sur de nombreux aspects, ne prend pas la mesure de sa charge: ni salariée, ni parentale. Je raccroche et je m’interroge… Comment l’entreprise peut-elle imaginer recruter et fidéliser de bons profils à l’avenir, si elle maltraite leurs parents ? Oui, car posons les mots. Le cas de mon amie est loin d’être isolé, et faire fi de la charge parentale de 89% de ses salariés(1) est une forme de maltraitance. Comme cela l’a aussi été soulevé dans la santé par Anna Roy ou Baptiste Beaulieu, comme cela l’est aussi chaque jour par les professeurs de l’Education Nationale… Nous sommes face à un enjeu sociétal. Pourtant, en maltraitant les parents, l’entreprise oublie qu’elle participe, sans le vouloir, à la maltraitance de leurs enfants (et leurs salariés de demain, CQFD). La théorie de l’attachement, ou quand un parent ne peut plus prendre soinUne des toutes premières leçons acquises pour me former aux fondamentaux de la parentalité est la théorie de l’attachement. La sécurité affective et l’équilibre émotionnel d’un enfant se construisent grâce à ses figures d’attachement, celui qui prend soin – souvent la figure parentale, mais aussi les professionnel.les de la petite enfance, les grands parents, les professeurs.  Si le “caregiver” est (psychiquement) disponible, cohérent et apaisant, l’enfant créera son “attachement secure” et construira confiance en soi et en l’autre, empathie et estime de soi, mais aussi apprendra rapidement à auto-réguler ses émotions. Le combo pour les adultes équilibrés de demain. Quid alors du “caregiver” qui n’a plus de bande passante ? Peu de temps disponible ? Plus d’équilibre ?…  C’est ici que l’entreprise doit prendre ses responsabilités.  Une injustice organisationnelle – portée par un système archaïque Antoine de Gabrielli, spécialiste des questions égalité homme femme au travail, a dit : « Il faut revenir à un temps humain, social, qui permette à tous de terminer le travail à 17 heures. C’est ce chantier qui permettra aux hommes d’être plus investis dans la vie privée. L’exemple des cadres allemands, qui travaillent 1h30 de moins par jour que les cadres français, montre que c’est possible. » Je ne peux qu’acquiescer…Le 4/5ème, payé 5/5ème, pour les deux est aussi une idée à envisager.Malgré l’ère COVID, où les cartes semblaient être rebattues, malgré les initiatives positives de certaines entreprises précurseures, les organisations en France sont clairement à la traîne sur les sujets de parentalité.  Nous pouvons prendre l’exemple des 19 semaines pour chacun des parents fraîchement arrivés en Espagne ou encore les 16 mois à se partager entre les parents en Norvège. Zoomons par exemple sur le principe systémique du présentéisme. En 2024, 74% des salariés français déclarent pratiquer le présentéisme au moins une journée par mois(2). Pourtant, le présentéisme représente environ 61% des coûts liés à la santé au travail, en raison d’aggravation de pathologies et de risques de contagion ou de burn-out (2).  Le “caregiver” semble en bien mauvaise posture.  La dernière enquête de Make Mothers Matter vient nous confirmer cela :  + de 50% des mères en Europe souffrent de problèmes de santé mentale : dépression, burn out, anxiété, … Un autre point qui ne vous surprendra probablement pas : l’absence de flexibilité horaire. On note que 73% des parents ont déjà soumis une demande de travail flexible à leur employeur pour mieux concilier obligations professionnelles et parentales(3). Les familles monoparentales (65%) et les femmes (54%) y sont évidemment d’autant plus sensibles(4).  Les femmes ? Mais pourquoi donc les femmes ? Que viennent-elles faire là-dedans ?  Encore une histoire de déséquilibre portée par l’entreprise… et la sociétéRoulement de tambours… les femmes trinquent bien plus que les hommes. Et ce n’est pas Lucile Quillet qui me contredira avec son dernier ouvrage “Les méritantes : comment le monde du travail trahit les femmes” aux éditions Les liens qui libèrent (2025). Pourtant, une étude de Boston Consulting Group (2017 – What ambition gap) assure que la maternité n’affecte pas l’ambition des femmes. Certes, mais la culture d’entreprise, oui !  Antoine Gabrielli s’exprime avec justesse sur le sujet : “Pour parvenir à une réelle égalité dans le partage du temps familial, il faut réduire le temps de travail des hommes et pas seulement augmenter la disponibilité professionnelle des femmes, car le modèle actuel repose sur des hommes longtemps libérés des responsabilités familiales.”Et d’ajouter « Ces nouveaux couples veulent être égalitaires, mais le cadre de travail ne l’est pas. Pourtant, si les boîtes veulent garder les jeunes, elles ont intérêt à changer ! » L’entreprise a donc bien un rôle à jouer, mais la société est tout autant responsable.  Il y a eu pourtant quelques avancées sur le plan législatif :  > La loi Coppé Zimmerman de 2011, qui prévoit que la proportion des administrateurs de chaque sexe ne peut être inférieure à 40% dans les conseils d’administrations des grandes entreprises.  > L’index égalité pro de 2018 : toutes les entreprises de plus de 50 salariés doivent calculer et publier leur Index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes chaque année au 1er mars. Au 1er mars 2024, 77% des entreprises de plus de 50 salariés ont publié leur note. > La Loi Rixain de 2021 : qui impose aux entreprises de plus de 1000 salariés des quotas dans les postes de direction des grandes entreprises. Les entreprises devront alors atteindre un objectif minimal de mixité de 30 % parmi les cadres dirigeants et les membres d’instances dirigeantes à partir du 1er mars 2027. Cet objectif sera porté à 40 % à partir du 1er mars 2030.  Mais pourtant, toujours pas de réduction du temps de travail du côté des hommes…  L’exemple du temps partiel est assez évocateur : après une naissance, la part des femmes salariées à temps partiel passe de 23% avant l’événement à 45% trois ans après, soit presque un doublement. Pour les hommes, le passage à temps partiel est beaucoup plus limité : il concerne 6% après la naissance contre

Ce qui ne tue pas, ne rend pas plus forte !

Audrey m’a invitée à venir parler de mon parcours, de mon engagement à travers Juners, qui favorise le lien entre parentalité et entreprise. Certains me connaissent aussi grâce à mon travail pour La Maison des Parents de Mustela. Dans cet épisode, je me confie sur mes post-partums, sur cette violence silencieuse que beaucoup de femmes s’infligent à vouloir toujours aller au-delà de leurs limites, à faire passer la résilience avant tout, sans s’écouter. J’y dis notamment cette phrase qui me tient à cœur : “Ce qui ne nous tue pas ne nous rend PAS forcément plus fortes.” Parce qu’en réalité, trop de résilience peut nous abîmer.J’ai moi-même attendu trop longtemps avant de consulter pour une douleur abdominale — jusqu’à découvrir qu’il s’agissait d’une grossesse extra-utérine avec une hémorragie interne massive. J’ai été opérée en urgence. J’ai frôlé la mort. À travers ce témoignage, j’aimerais sensibiliser les femmes à écouter leur corps, à ne pas minimiser leurs symptômes, à se donner la permission de ralentir, même quand tout autour d’elles semble plus urgent. Il y aura toujours mille priorités, mais aucune plus importante que leur santé. Les femmes sont des WARRIORS, mais être une guerrière, c’est aussi savoir demander de l’aide et prendre soin de soi. 🙏🏻 Merci à toi, Audrey, pour ton écoute, ta bienveillance et pour cet échange si précieux.Cet épisode, je l’espère, aidera d’autres femmes à ne plus se sentir seules et inspirera aussi celles et ceux qui les accompagnent au quotidien. 💬 Venez partager vos ressentis et vos réflexions après cet épisode sur nos réseaux — vos témoignages comptent énormément. Pour l’écouter c’est par ici : LIEN

Passage à la TV : La Parentalité chez les cadres

La parentalité, un sujet complexe pour tous.tes, même les cadres malgré leur flexibilité ! Il y a quelques jours quand j’ai été conviée sur la chaine B Smart pour parler de la parentalité chez les cadres suite à l’étude de l’APEC.  Voir l’émission : ICI Quelques chiffres marquants :  ✅ 50% des mères déclarent que c’est elles qui s’occupent le plus souvent des enfants malades, contre 18% des pères cadres.  ✅ Plus les enfants sont petits plus la conciliation des vies est complexe : 45% quand enfants de moins de 6 ans, 41% quand enfants de 6 à 10 ans, mais nous sommes quand même à 36% pour les 11 à 14 ans et à 29% pour les 15 à 17 ans. ✅ 66% des parents retravaillent le soir (souvent ou de temps en temps) après avoir couché leurs enfants ✅ 55% des mères déclarent que les tâches domestiques leur incombe essentiellement (vs 17% des pères !) 😱  ✅ 14% de mères à temps partiels vs 3% chez les pères ……. 🤕  Et ce mois de la santé mentale, un chiffre est à mettre en GRAS >  🧠 𝐋𝐞𝐬 𝐦𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐞́𝐩𝐮𝐢𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 (𝟔𝟐% > 𝐬𝐨𝐢𝐭 + 𝐝𝐞 𝟗 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐧 + 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞̀𝐫𝐞𝐬)  Source : Etude 2025 – APEC – La parentalité chez les cadres ✋ Qui suis-je ? Lucille, fondatrice de Juners, j’accompagne les entreprises autour des sujets de conciliation des vies, de parentalité et d’égalité femmes / hommes : conférences, ateliers, fresques, audit et plan d’actions sur mesure. Juners, quand la conciliation des vies rime avec bien-être & performance. Pour en savoir plus, discutons.  

Papatriarcat, entre bonheur, carrière et famille

Comment concilier ambition professionnelle, épanouissement personnel et parentalité dans une société qui change (trop ?) vite ? Dans cet épisode, je suis invitée par Cédric Rostein, hôte de Papatriarcat. Fondatrice de Juners et du sommet « On n’est pas que des parents », j’explore en profondeur l’équilibre vie pro/vie perso, la place des parents en entreprise, et les inégalités femmes-hommes qui perdurent malgré les discours de progrès. Comme je suis à la fois entrepreneure, mère, militante et facilitatrice en entreprise, nous avons eu avec Cédric beaucoup à nous dire. Je partage avec clarté et sincérité mon parcours de vie, mes choix familiaux, mes doutes, mes ajustements en couple… et mes réflexions sur ce qu’on appelle « réussir sa vie ». Au programme : Un épisode riche en outils, témoignages et réflexions pour celles et ceux qui veulent réinventer les modèles familiaux et professionnels, en tenant compte des réalités du terrain. Que tu sois parent, salarié·e, RH, manager ou simplement en quête de sens dans ton quotidien, tu trouveras ici de quoi nourrir tes réflexions. 📌 Un échange à la fois intime, engagé et éclairant pour repenser les liens entre travail, parentalité et justice sociale. Pour l’écouter c’est par ici

La conciliation des vies c’est aussi pour les TPE / PME

🎙 PODCAST DU JOUR : Et si soutenir la parentalité en entreprise et la conciliation des vies de vos salariés devenait un levier puissant pour fidéliser vos talents ? CIBLE : TPE – PME – ETI Dans ce nouvel épisode de Sur un air de RH, avec Culture RH et Éditions Tissot, on parle équilibre vie pro vie perso, engagement… et réalités du quotidien pour les salariés comme pour les employeurs. 👉 Parentalité, charge mentale, conciliation des temps de vie, attentes des collaborateurs… des sujets qui ne concernent pas que les parents, mais bien toutes les équipes. 🎙 Avec Lucille Wattraint, fondatrice de Juners, experte des enjeux de parentalité et d’égalité professionnelle, vous découvrirez : 💬 Pourquoi la parentalité devient un vrai sujet RH, même (et surtout) dans les PME💬 Des solutions simples, concrètes et accessibles pour améliorer la conciliation des vies💬Comment éviter le sentiment d’injustice entre parents et non-parents💬 Et des exemples d’actions et de communication efficaces déjà mises en place dans d’autres entreprises 🔥 Un épisode 100 % actionnable pour aider les RH, dirigeant·es et managers à faire rimer bien-être et performance.🔥 🎧 À écouter dès maintenant sur votre plateforme préférée : ICI

La Parentalité en entreprise, un chemin encore semé d’embûches ? – Courriers Cadres

La parentalité en entreprise, un chemin encore semé d’embûches ? Article dans Courrier Cadres – mars 2025Propos recueillis par Léa Lucas, Journaliste chez Courrier Cadres « Si avoir des enfants n’est plus la norme absolue, la parentalité reste un enjeu central pour les organisations. Les inégalités professionnelles, notamment en défaveur des femmes, commencent dès les entretiens d’embauche où elles peuvent être victimes de discrimination en raison d’une potentielle future grossesse. Cette discrimination se poursuit parfois lors de négociations salariales, ou encore dans leur évolution de carrière. « La différence de durées entre le congé maternité et le congé paternité est le terreau des inégalités entre les femmes et les hommes », explique Lucille Wattraint-Bader, fondatrice de Juners, spécialisée dans les enjeux de parentalité et d’égalité FH en entreprise » Lire la suite de l’article : ICI

La parentalité est-elle un sujet pro ?

La frontière entre vie pro et vie perso est de plus en plus floue et touche de nombreux aspects, notamment la santé mentale. Ecouter le podcast Carrières de parents by Delphine : ici PS : il dure 25 minutes et vous donne des clés très concrètes

La parentalité avec Mustela, May et Lucille Wattraint

J’ai eu la chance de participé au podcast de Parlons B.  Nous avons parlé de l’attachement et du tissage de ce lien durant les premiers mois et première année de vie. Pour Mustela, le but est  d’aider les parents en leur apportant conseils et soutien. Dans cette continuité, Mustela a décidé de lancer sa Maison des parents au 14 rue d’Uzuès, 2e arr de Paris du 11 au 26 novembre 2022. Pour l’occasion, nous en avons discuté avec Caroline Bouin, responsable projet de la Maison des Parents, Cécilia Creuzet, co-fondatrice de l’appli May Santé Lucille Wattraint, thérapeute spécialisée dans la petite enfance. Ensemble nous avons parlé bien-être et parentalité. J’espère que cet épisode vous aidera et vous souhaite une belle écoute. Vous pouvez retrouver ce podcast sur toutes les plateformes d’écoute : Il est disponible par ici  J’ai hâte d’avoir vos retours, Belle écoute.

L’attachement

J’ai eu la chance de participé au podcast de Charline Roumagnac, Parents Informés.  Nous avons parlé de l’attachement et du tissage de ce lien durant les premiers mois et première année de vie. comment se construit le lien d’attachement à quel moment de la vie de l’enfant mais aussi son évolution tout au long de notre vie nous évoquerons le lien entre sécurité émotionnelle, exploration du monde et décharge de fin de journée nous reviendrons sur l’importance de prendre soin de soi individuellement et en couple pour pouvoir répondre au besoin de son enfant.  Nous déculpabiliserons pour sortir du parent parfait et revenir au parent dans la vraie vie car trouver le bon équilibre entre répondre aux divers besoins de notre bébé et notre propre santé mentale et physique tout en prenant en compte, le travail, la fratrie, la charge mentale, etc. n’est pas simple. J’espère que cet épisode vous aidera et vous souhaite une belle écoute. Vous pouvez retrouver ce podcast sur toutes les plateformes d’écoute : Il est disponible par ici  J’ai hâte d’avoir vos retours, Belle écoute.